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Le score et la Victoire de François FILLON : le Gaullisme en plus fait la différence

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Paris, Lundi 28 Novembre 2016

Le score et la Victoire de François FILLON : le Gaullisme en plus fait la différence :

De l’initiative de Charles PASQUA, de l’idée et l’impulsion commune de PASQUA et Philippe SEGUIN (mentor de François FILLON) lors de la campagne du NON à Maastricht, le « RPF » avait fait son retour en 1999 sur une idée : faire gagner la deuxième droite sur la première. 

Aux partis majoritaires de la Gauche comme de la Droite, il y a toujours eu deux tendances. 

Chez les socialistes, il y a la « première gauche », fondée spécifiquement sur un « marxisme » à la française (se souvenir que la SFIO née en 1905, ancêtre du PS, ne faisait qu’un avec les communistes jusqu’en 1920) et l’héritage jacobin de la Révolution française. Celle-ci est par la suite devenue « mitterrandiste ». 

La « deuxième gauche », expression fatalement plus connue est celle née à Nantes en 1977. C’est la «Rocardienne », la PSU, mais aussi celle de DSK, Valls ou encore… Macron (son propre mentor, le très puissant Henry Hermand). 

A Droite, cette division s’est petit à petit transformée : du temps du Général DE GAULLE, il y avait les « légitimistes » : ceux du tout premier RPF (1947-1955), de l’UNR, de l’UDR… et les « arrivistes » : les MRP par exemple. 

Puis a été crée le RPR, un parti qui dans ses premières années a été le symbole même d’une réunion de la famille Gaulliste (1976-1979) jusqu’à l’Appel de Cochin mais plus exactement jusqu’au reniement de l’Appel de Cochin à la suite des désastreux résultats des Européennes de 1979. 

C’est à partir de cet instant, où Marie-France GARAUD et Pierre JUILLET sont congédiés par Jacques CHIRAC sur pression de Bernadette que renaissent les « deux droites » : la ligne « adaptable et électoraliste » : CHIRAC-JUPPE et la ligne « authentique » : SEGUIN-PASQUA. 

Le score de François FILLON au second tour de la Primaire peut différemment être apprécié : selon Bruno-Roger Petit dans Challenges, c’est un soir de mort du « Gaullisme social » et du  »Séguinisme » si l’on se réfère exclusivement à l’aspect libéral des volets économique et santé de l’ancien Premier Ministre. 

On ne peut, gaullistes, lui donner tort là dessus : la copie, qui était adaptée à un électorat de toutes les droites lors de la Primaire devra être revue pour s’adresser à tous les Français.  

Le mot « rassemblement » présente bien… mais quand il est suivi des faits, c’est mieux.

Si l’on va plus en profondeur, on s’aperçoit qu’il s’agit d’une recomposition au sein du parti de droite majoritaire : d’une recomposition qui fait la part belle à l’esprit réformiste comme révolutionnaire du Gaullisme dans une France en pleine crise, en plein marasme. 

Si Alain JUPPE a perdu (et a souvent perdu dans sa vie politique : 1978 et 1979 dans les Landes (législatives et cantonales) 1995, 2007), c’est bien parce qu’il faisait partie de la première ligne : celle dite « adaptable et électoraliste ». 

Il s’est renié, lui, le dur qui avait osé exclure Alain CARIGNON pour avoir eu le culot de proposer le front républicain contre le Front National (et quand on sait que Carignon atterrira par la suite à La Droite Forte avec Patrick BUISSON, Guillaume PELTIER et un certain… Geoffroy DIDIER, candidat malheureux de la Primaire avant même le premier tour et qui a apporté son soutien à… Alain JUPPE, on a un petit sourire en coin). 

François FILLON, disciple de Philippe SEGUIN, avait le Gaullisme « authentique » en plus, celui qui a fait la différence.

Il a fait référence dans sa campagne à la « liberté » (« liberté je chéris ton non, campagne du NON à Maastricht en 1992).

Il a fait référence à une « France souveraine », à la « non excuse à genoux face aux idéologues », il a fait référence aux « devoirs », a invoqué l’esprit « patriote », a invoqué la résistance face « à l’Islam radical », demandant « la dissolution des mouvements proches des salafistes et des frères musulmans ». 

Tout ce à quoi la « droite adaptable et électoraliste » avait renoncé. Et cette dernière n’est arrivée en tête que dans trois départements : la Guyane, certes, mais seulement : la Gironde et la Corrèze. 

Gironde, jeu à domicile, Corrèze : symbole même du reniement, de l’adaptabilité électoraliste : Bernadette CHIRAC a rendu mou son Jacques, Claude CHIRAC a continué et a renvoyé Bernadette dans sa simple province, Jacques y a apporté son soutien à Hollande contre SARKOZY, Bernadette a apporté son soutien à Nicolas SARKOZY, SARKOZY a ensuite apporté son soutien de 2° tour à FILLON mais ça n’a pas suivi localement. 

Tout est dit. 

Cette soirée incarne surtout la chute du dernier pilier porteur de cette  »droite » qui n’en avait que le nom tant elle avait été dévoyée dès 1979 par l’un des plus virulents et « entrismant » (entrisme) Centre-Droit au monde. 

Pour autant, LR ne va pas devenir le parti attendu et espéré : le « personnel » reste et le « personnel » fait le parti à tous les étages. Aujourd’hui, certains se disent « gaullistes » parce que le chef le dit, mais n’oublions pas que dans ceux-la il y avait aussi des UDF, autrement dit tout sauf des Gaullistes. 

On a le « droit à l’erreur »… à condition de ne surtout pas en abuser. 

C’est pourquoi le RPF Officiel et le RPFJ (RPF Jeunes) sont des soutiens loyaux ( #RPFavecFF) d’un espoir qui se lève, mais lucides. 

Ils restent et resteront eux même, ne commettront pas les mêmes erreurs que le MPF ou CPNT par le passé. 

Pour nous, cette alternance qui se dessine (mais qui n’est pas certaine et acquise contrairement à ce que certains veulent laisser penser) est celle de la dernière chance. 

Une alternance qui doit être sincère et efficace au service du Peuple et de la France au lieu d’être la simple cerise sur le gâteau de ceux qui n’auraient jamais pu espérer monter avec Nicolas SARKOZY ou Alain JUPPE par exemple. 

Une alternance qui doit laisser place à un contrat de Majorité Présidentielle claire et équitable. 

Tout reste à faire. Comme le disait Pierre JUILLET, n’oublions pas que : 

« Ce qui perd toujours le vainqueur, c’est de croire en sa supériorité alors qu’il ne devait considérer que la faiblesse de son adversaire ».

Jean-René LAGET

Délégué National RPFJ

Membre du Bureau Politique RPF Officiel 

Communiqué RPFJ sur la victoire de François FILLON - format image

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